INVITATION

Le Laboratoire RIFT et le Laboratoire LIFE ont le plaisir de vous convier à l’événement :

Tenir parole
Responsabilités des métiers de la transmission

Table de dialogue avec

Professeure Mireille Cifali, Université de Genève

En discussion avec

Nilima Changkakoti, Nathalie Muller Mirza, Nuria Nicolet-Aebischer et Héloïse Rougemont

Mardi 30 novembre 2021, de 17h30 à 19h30
En présence à Uni-Mail, salle MR160
Ou à distance, via Zoom (Les informations de connexion seront envoyée avec la confirmation d’inscription)

Inscriptions en ligne :
Cliquer ici pour vous inscrire en ligne, jusqu’au 28 novembre 2021

Vous trouverez l’affiche ainsi que le résumé de cette conférence dans la page dédiée du site du Laboratoire RIFT.

Nous vous prions de relayer cette annonce auprès de vos réseaux.

Vous remerciant de l’intérêt que vous portez à ses activités, et dans l’attente de votre inscription, nous vous présentons, Madame, Monsieur, nos cordiales salutations.

Laboratoire RIFT

 

– Henri Louis Go, Transmettre,

in Revue la Pensée d’Ailleurs, décembre 2020, p. 174-187. A propos de l’ouvrage S’engager pour accompagner. Valeurs des métiers de la formation, PUF, 2018,et de celui intitulé Préserver un lien. Ethique des métiers de la relation, PUF, 2019.

 

– Bruno Robbes« Cifali, M. (2019). Préserver un lien. Éthique des métiers de la relation »,

in Revue Recherche et formation [En ligne], Notes critiques, mis en ligne le 05 mai 2021

 

– Pablo Llanque Nieto, Tenir parole. Responsabilités des métiers de la transmission

in Revue Cliopsy, 2021/1 N° 25 | pages 181 à 184, mis en ligne

 

– Richard Etienne, Tenir Parole, Responsabilités des métiers de la transmission

in Cahiers pédagogiques, publié le 11 janvier 2021.

Henri-Louis Go et Xavier Riondet, A côté de Freinet, vol 1 et 2, Editions Universitaires de Lorraine, 2021. 

« Pourquoi s’intéresse-t-on encore autant à Freinet aujourd’hui? L’influence toujours vive de ce grand pédagogue ne cesse de nous interroger. La publication de la présente recherche va modifier en profondeur notre compréhension de cette pédagogie car elle en restitue toute la force et la complexité par un travail généalogique d’une ampleur inégalée.

En mobilisant des documents inédits et des sources sous-estimées, cet imposant travail (deux volumes), aux frontières de l’histoire et de la philosophie, nous fait comprendre les traces d’une expérience collective toujours sous nos yeux mais dont la signification a souvent été altérée par des commentaires un peu trop convenus. Il nous est aujourd’hui possible grâce à cette admirable enquête, adossée à des documents originaux, de découvrir des pans méconnus de l’œuvre d’Élise et Célestin Freinet.

La publication de ce bel ouvrage va assurément contribuer au renouveau des recherches sur le travail et l’expérience « des » Freinet. C’est donc avec joie et intérêt que j’accueille, dans la collection « Questions d’éducation et de formation », ce regard jeté sur une œuvre qui constitue un patrimoine culturel exceptionnel, regard qui nous conduit dans un même élan à questionner nos conceptions actuelles de l’école. »

Eirick Prairat
Université de Lorraine
Institut universitaire de France

Maela Paul, Une société d’accompagnement. Guides, mentors, conseillers, coaches : comment en est-on arrivé là ?, Edition RP, 2021.

Depuis maintenant une vingtaine d’années, l’accompagnement constitue une référence obligée dans le paysage social et professionnel. Ce livre se propose d’éclairer ce qui se joue au travers d’une prescription massive à devoir être accompagné : comment en est-on arrivé à devoir accompagner une personne à être « autonome et responsable, sujet acteur de son parcours, capable de compétences et de projet » ?

Ce développement d’une « culture de l’accompagnement » est en réalité l’aboutissement d’une lame de fond dont les premières manifestations sont à rechercher à l’origine de notre modernité occidentale. Ce que cet ouvrage nous montre, c’est le tiraillement entre deux conceptions de l’humain en tant qu’individu et en tant qu’élément d’une société.

En s’engageant dans cette voie, l’auteure ne prétend pas retracer une histoire séculaire mais identifier des moments charnières de basculements, porteurs d’une reconnaissance accrue de la personne et en même temps d’un creusement possible de sa distance à la société dans laquelle elle doit vivre et travailler. Sans s’enfermer dans la chronologie, c’est à travers 7 « récits » que l’auteure nous montre cette longue histoire des idées et des pratiques sociales dont la « culture d’accompagnement » est l’héritière. Lire la suite »

Mireille Cifali, Préface

in Alain Dupont, Savoir agir et oser l’inclusion. De l’imprévisible à l’innovation en ingénierie éco-biopsychosociale, Editions des Deux Continents, 2021.

Written on mai 21st, 2021 , publications (mc) récentes Tags:

Alain Dupont, Savoir agir et oser l’inclusion. De l’imprévisible à l’innovation en ingénierie éco-biopsychosociale, Editions des Deux Continents, 2021.

Cet ouvrage, à partir de la trajectoire de son auteur, nous invite à découvrir l’œuvre de transformation d’institutions en transition. Nous apprenons com- ment de manières expérimentales dans la pratique quotidienne par l’observa- tion et la formation, on accède à la philosophie de la Valorisation des Rôles Sociaux (VRS) et au génie du projet de réalisation personnel (PRP), dont l’objectif est d’accompagner les personnes en difficulté psychosociale dans l’inclusion professionnelle et sociale.

« Savoir agir et oser l’inclusion » démontre que les projets d’entreprises sociales sont des moyens essentiels permettant de mettre en évidence combien les murs séparant ces mondes – la production et l’assistance, l’intérêt économique et la justice sociale, les lois strictes de l’économie et les coûts sociaux – sont problématiques. Le terme «entreprise sociale» est un oxymore; l’entreprise sociale réconcilie ces mondes. Elle transforme cette séparation en échanges réciproques et en synergies d’où ils peuvent sortir enrichis. L’entreprise so- ciale est une utopie du réalisable : une « pratique de l’utopie ».

Nous espérons que les lecteur-trice-s pourront s’inspirer des éléments rassemblés ici, être invité-e-s à la réflexion et seront stimulé-e-s par cet ouvrage pour oser innover et oser avec elle inventer son projet de vie afin qu’elle devienne à la fois auteure et actrice.

Préface Mireille Cifali
Avant-propos Martine Ruchat

Mireille Cifali, Démarches cliniques, Revue  L’Erre. Audaces cliniques, n°35, mai 2020, pp. 7-17.

A partir d’une conférence donnée le 23 novembre 2010 à Paris organisée par la FNAREN.

Vous pouvez lire sa dernière version ici.


Les questions à partir desquelles la conférence s’est structurée peuvent être consultées dans le n° de la revue, aux pages 44-47.

Gilbert Trolliet, Le Fleuve et l’Etre. Choix de poèmes (1927-1978), Mercure de France, 2021.

Edition établie par Jean-Christophe Contini. 

Salué par la critique suisse romande de son époque, Gilbert Trolliet (1907-1980) fut le fondateur et animateur de nombreuses revues, en particulier Raison d’être (1928-1930) à Paris, et Présence (1932-1936) paraissant à Genève et à Lausanne. Marqué par le surréalisme et l’existentialisme, son œuvre poétique se compose d’une trentaine de recueils. Présentée par Alain Borer et postfacée par Valère Novarina, cette anthologie propose un choix de poèmes écrits entre 1927 et 1978.

Written on mai 19th, 2021 , écritures complices récentes Tags: ,

Martine Ruchat, Elisabeth H. « Une femme comme les autres », Editions Slakine, 2021.

Prix de l’Essai 2019 de la Société Genevoise des Ecrivains.

Récit biographique et roman de formation tout à la fois, ce livre dresse le portrait d’une femme, pédagogue et féministe, engagée socialement dès la fin du XIXe siècle.

Née dans le canton protestant de Neuchâtel, elle ne peut se résoudre au mariage et à être mère. Son destin sera autre : elle choisit une profession au service des enfants et de l’écriture. Elle se frotte aux idées étroites sur l’éducation, elle s’enthousiasme  pour des pensées libertaires, elle pratique l’éducation nouvelle en France, en Allemagne, en Suisse et se voue à l’éducation des jeunes filles. Dès 1906, le mot « émancipation » est entré dans  son vocabulaire.

Qui est Élisabeth H. ?

Une vie de femme exemplaire qui résonne au-delà de la Suisse et de son temps.

Revue de Presse : RTS, 8 mars 2021.
Le Temps du 10 mars 2021.

Sébastien Fournier et Joseph Rouzel (dir), L’éducation spécialisée. Enjeux cliniques, politiques, éthiques, L’Harmattan, 2021.

Les nombreuses réformes qui s’abattent depuis quelques années sur le champ de l’éducation spécialisée provoquent de profonds bouleversements dans le domaine de la praxis si bien que les professionnels du secteur ont parfois l’impression de se trouver face à une tâche de plus en plus impossible. Injonctions paradoxales, perte de repères (et de sens), sentiment d’impuissance, clivage dans l’articulation entre le singulier et le collectif qui constitue pourtant la pierre angulaire du travail éducatif. Bref, les maux ne manquent pas. Ils viennent traduire un ensemble de souffrances qu’il s’agit d’entendre. Et pour cause, au-delà des professionnels qui traversent ces difficultés, il y a aussi des « usagers » qui sont également impactés.

Jacques Pain est mort au matin du 17 janvier dernier. 

Amitié de 40 ans,
dans les forces vives de la pédagogie institutionnelle,
sa voix va me manquer,
va nous manquer.

Un texte d’hommage, signé collectivement par quelques-uns d’entre nous,
a été publié dans L’Expresso du Café pédagogique du 19 janvier.

Je vous invite à parcourir son site, pour faire autrement sa connaissance, jusque dans ses romans.

En 2013, pour ses 70 ans et un film qui lui est consacré, j’ai écrit ce portrait de lui :

A Jacques Pain

Au fond
tout au fond
des bois feuillus
pénombre sur sol
brouillard pourquoi pas

Tout au fond des bois
la rose et la solitude
et les chats
sauvages évidemment
au féminin comme au masculin
farouches félins pas apprivoisés
et pourtant

Au fond
au fond de la plaine
la force d’un rire
le trait d’une résistance
le pouvoir des mots
ici comme ailleurs
jamais
dans le cadre attendu
sensible à la voix
et à l’espoir
nostalgie parfois
ne n’avoir pas renversé
les tyrans de papiers
destructeurs de liberté

Au fond
tout au fond des bois
comme au bout de la plaine
l’ami fidèle
tendre pourquoi pas
généreux forcément
fou, fou de liberté
pas peur de la violence
contre elle, avec elle
sa vie tracée

Au fond
dans la pénombre
là où se dépouille la vie
pour l’essentiel
se tient debout
aimant

Dans les pages de mireillecifali.ch, vous trouverez souvent référence à son nom, dans les différentes bibliographies, dans mes textes et ouvrages publiés. Et deux conférences audio sur la page consacrée aux archives sonores.
Les voici :

  • Conférence de Jacques Pain, Le violence, dans un cours de Mireille Cifali, 11 juin 1987. Auteur Jacques Pain La violence
  • Conférence de Jacques Pain, L’angoisse et la violence, dans un cours de Mireille Cifali, 10 mars 1988. Auteur Jacques Pain L’angoisse et la violence

Louis-Marie Bossard (dir), Histoire de la clinique d’orientation psychanalytique en éducation et formation. Parfois de témoins, L’Harmattan, 2020.

Depuis Freud, persuadés que la psychanalyse pouvait présenter un intérêt certain pour la pédagogie, de nombreux psychanalystes ont mis en œuvre et théorisé des pratiques éducatives prenant en compte les dimensions inconscientes du sujet. À leur suite, des enseignants et chercheurs universitaires ont fait évoluer la relation entre psychanalyse et éducation, en passant d’une pratique appliquée, selon le souhait de Freud, à une démarche de production de savoirs référée à la psychanalyse.

Les propos recueillis sont ceux de Claudine Blanchard-Laville, Mireille Cifali, Jean-Claude Filloux, Jeanne Moll, Nicole Mosconi, Jacques Natanson et Bernard Pechberty.

Le 6 janvier 2020,
une émission de Radio France Internationale
a été consacrée à la parution de l’ouvrage 
Tenir parole. Responsabilité des métiers
de la transmission, Puf, 2019.

Vous la trouvez ici

Written on janvier 10th, 2021 , événements Tags: , , ,

Pour cette année 2021 
qui nous voit vivre plutôt
au jour le jour, 
pour tenir bon cette traversée
incertaine jusqu’à ce que nous puissions
à nouveau
réaliser ce que
nous espérons.

 

Souhaits pour de belles découvertes, 
de celles dont on ne sait pas où elles nous mènent. 
Avec du soleil jusque dans la chambre. 
Le bruit du vent qui berce. 
Le silence de nos douleurs.
Et des rencontres encore et encore.

Image : Reflets d’un arbre perturbé par de petites vagues produites par des canards 
sur l’étang du Parc La Grange, à Genève, où nous marchons chaque jour.

Written on janvier 4th, 2021 , Non classé

Mireille Cifali, « Préface », in Jean-Marc Paragot (dir), Chroniques du confinement. Du soi professionnel confiné au soi personnel continué, L’Harmattan, 2020.

Vous pouvez en prendre connaissance ici.

Written on novembre 26th, 2020 , publications (mc) récentes

Jean-Marc Paragot (dir), Chroniques du confinement. Du soi professionnel confiné au soi personnel continué, L’Harmattan, 2020.

Par décret publié au Journal officiel le 17 mars 2020, la France est confinée depuis le 16 mars. Cette situation va durer officiellement jusqu’au lundi 11 mai 00h. Dès le début, un groupe de professionnelles et de professionnels travaillant dans les métiers de l’humain décide de tisser un lien au-delà des confinements individuels. Chaque semaine un tome (de 1 à 8) sera édité sous une forme numérique à usage interne. Il regroupera les « chroniques confinées » écrites durant la semaine. La chronologie est hebdomadaire et chacun.e pourra faire correspondre cette période avec les événements particuliers survenus chaque semaine.

Lire la suite »

Corine CAUVIN-RENAULT, Reconstruire l’hôpital. Concilier normes et relation de soin, Erès, 2020.

Préface de Florence GIUST-DESPRAIRIES

Analyser les mécanismes et les enjeux qui ont conduit aux impasses d’un régime normatif révélées par la tragique actualité sanitaire, mais aussi dégager de nouvelles voies pour reconstruire l’hôpital sans oublier que soigner, c’est d’abord de la présence, du soin humain et technique, des équipements, des lits, et pas seulement un processus optimisé.

 

Cet ouvrage est décisif pour comprendre l’impréparation dans laquelle s’est trouvé notre système hospitalier face à la pandémie due au coronavirus. Après l’effet de sidération provoqué par la crise sanitaire, comment reconstruire l’hôpital ?

Des réorganisations permanentes, à partir des années 1980, ont imposé un modèle en rupture avec les valeurs traditionnelles présidant aux activités soignantes. Devant l’explosion des demandes de santé et l’augmentation des coûts, les responsables politiques ont proposé réforme sur réforme sans parvenir à une régulation d’ensemble. Entre logiques défendues par les soignants et celles incarnées par les gestionnaires, la norme s’est imposée comme la figure d’une action neutre, légitime parce que scientifique, mesurable et modélisante. Elle s’est généralisée au détriment de l’attention aux situations concrètes provoquant ainsi des décrochages entre la vision centrale abstraite et celle du terrain.

A partir d’un véritable travail clinique mené dans la durée et dans l’épaisseur des fonctionnements hospitaliers, l’auteur dégage de nouvelles voies pour reconstruire l’hôpital en réconciliant les différentes logiques – médicale, soignante, gestionnaire – pour ne pas oublier que soigner, c’est d’abord de la présence, du soin humain et technique, des équipements, des lits, et pas seulement un processus optimisé.

 

Bérangère Kolly et Henri Louis Go, Maria Montessori et Célestin Freinet. Voix et voies pour notre école, ESF, 2020.

Pédagogues majeurs du XXe siècle, Maria Montessori, Elise et Célestin Freinet sont paradoxalement méconnus aujourd’hui. On parle beaucoup à leur place, on les oppose de façon souvent caricaturale, voire on les instrumente pour des raisons lucratives. Il est temps que l’on revienne aux sources pour retrouver la source de l’entreprise éducative. Qu’on se penche sur les œuvres fondatrices pour en saisir le sens et la portée. Qu’on les interroge à la lumière des défis que nous devons relever.

C’est ce que font admirablement Henri Louis Go et Bérengère Kolly dans cet ouvrage. Le premier est un fin connaisseur de Elise et Célestin Freinet, la seconde une spécialiste de Maria Montessori. Ils confrontent ici leurs travaux et leurs visions en un dialogue qui n’élude aucune des questions que le lecteur pourrait se poser.

Loin des lieux communs et des récupérations en tous genres, ils nous livrent un texte d’une extraordinaire richesse. Avec un souci permanent de la rigueur historique et intellectuelle mais sans jargon inutile, ils conjuguent ensemble, bien plus qu’ils n’opposent, les œuvres de ces grands pédagogues. Sans rien céder sur leurs désaccords mais sans jamais céder, non plus, à la polémique.

Ce livre aide à comprendre et suscite la réflexion. Il décourage toute caricature et invite à cheminer avec les auteurs pour saisir ce qui se joue dans toute entreprise éducative mais aussi les choix qui nous y sont offerts. Décidément, c’est une boussole indispensable pour naviguer par gros temps.

Samuel Boussion, Mathias Gardet, Martine Ruchat, L’internationale des républiques d’enfants (1939-1955), Anamosa, 2020.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des millions d’enfants, orphelins ou brutalement séparés de leurs parents, sont recueillis dans des camps ou villages d’enfants. Cette aide humanitaire se double d’une utopie pédagogique. Instituteurs, prêtres, pédagogues, médecins ou psychiatres fondent, dans l’urgence et le dénuement, des communautés largement inspirées de l’éducation nouvelle et de l’autogestion: des républiques d’enfants. De l’Italie à la Hongrie, en France comme en Allemagne, les enfants se muent en jeunes travailleurs, ils élisent gouvernements et tribunaux. Dans l’esprit internationaliste d’après-guerre, ces citoyens doivent contribuer au relèvement de l’Europe anéantie.
Les auteurs ont défriché les archives et tissent le récit vivant, incarné et parfois terrifiant de cet épisode méconnu. En quelques années, alors que le monde des adultes bascule dans la guerre froide, que les enfants grandissent, ce moment de foisonnement et d’expérimentation intenses tombe en effet dans l’oubli. Véritable point aveugle des années d’après-guerre, de l’histoire des pédagogies alternatives et des politiques humanitaires, il méritait d’être mis au jour.

Emission « Tribu » du 20 octobre 2020 à l’occasion de la parution de l’ouvrage Tenir parole. Responsabilités des métiers de la transmission, à la Radio Suisse Romande.

Vous pouvez l’écouter ici

Written on octobre 21st, 2020 , événements

 

Par Elodie Maurot,
un « portrait » est dessiné
à l’occasion de la parution
de Tenir Parole.
Responsabilités des métiers
de la transmission

Article paru dans le numéro 41829 du Journal La Croix, à consulter ici.

Written on octobre 20th, 2020 , événements

Les images,
qui sont insérées dans une page,
soit au début, soit au milieu,
soit à la fin, 
sont renouvelées en ce jour
du 18 octobre 2020.

En cette période,
le regard se porte sur l’horizon de la mer et du ciel,
pour ouvrir notre respiration.

Elles seront renouvelée une fois par année.

Vous les trouverez dans les pages suivantes :

Biographie – Thèmes – Ouvrages – Articles (1976-1979) – Productions complices – Conférences – Cours 
Archives sonores – Poésie – Romans – Essais – Musique – Contact

Pour consulter toutes les photos à la fois,
vous pouvez vous rendre sur cette page

Written on octobre 18th, 2020 , événements Tags: , , , ,

Une fois par année,
je change les images qui apparaissent
en fond d’écran

 

Cela a été réalisé en ce samedi 17 octobre 2020.
Avec du retard. 
Et des images qui marquent, depuis mars 2020,
l’absence de lieux comme Paris, Tirana et Qerret .
D’autres sont apparues, attachées à Chandolin
et au Parc La Grange à Genève.

Elles apparaissent dans leur ensemble sur la page intitulée images actuelles

Written on octobre 17th, 2020 , événements Tags: , , ,

Mireille Cifali, Tenir parole. Responsabilités des métiers de la transmission, PUF, 2020.

Nous sommes des êtres de langage. Dans les métiers de la transmission, Mireille Cifali nous rappelle l’essentialité d’une parole fiable, afin que le dialogue annoncé ne soit pas un vain mot. Dialogue engagé entre les professionnels qui souhaitent collaborer, inclure. Dialogue rompu quand on en vient à exclure. Avec parfois un monologue. Un silence laissant seul. Un jugement qui enferme. Avec nous, Mireille Cifali aborde l’art de tenir parole. Elle évoque la toujours présente violence vécue qui, par les mots, se transforme. Elle nomme les attitudes et les paroles qui assurent une position d’autorité, et non plus de pouvoir. Ainsi, un regard tendre peut se construire jusque dans les rencontres difficiles, pour la dignité de chacun. Dès lors, face au discours de l’efficacité s’inscrit la responsabilité qualitative de nos gestes adressés. Face à un futur avec ses rêves de scientificité, sa technologie, s’avancent nos craintes et nos soins. Afin de sauvegarder l’expérience et le temps d’apprendre.

flyer

Jean-Christophe Contini : Education spécialisée : l’écriture de l’agir. La fabrique du quotidien, L’Harmattan, 2020.

Préface de Joseph Rouzel

Contrairement aux idées reçues, les professionnelles et professionnels de l’éducation spécialisée écrivent en réalité quotidiennement dans l’exercice de leur pratique professionnelle. Afin de garantir l’organisation, la continuité et la régulation de la vie institutionnelle, la profession fait usage de nombreux supports. A partir de l’étude minutieuse d’un de ces cahiers de bord, cet ouvrage propose un regard aiguisé au cœur de la fabrication du quotidien qui caractérise la pratique complexe de ce métier de l’humain hautement exigeant.

Et aussi

L’identité indicible. Le « savoir faire » en éducation spécialisée, Edition Schwabe, 2018.

À bas bruit et à l’ombre des nouvelles formes de vulnérabilité sociale, les professionnel(le)s de l’éducation spécialisée accompagnent au quotidien des sujets en grande souffrance, pour leur permettre en finalité de se réapproprier un rapport à la vie et aux autres plus apaisé, juste et responsable. Au regard de ce métier de l’humain et de son savoir-faire singulier, aujourd’hui encore méconnus, cet ouvrage propose de réfléchir à l’identité indicible d’un lien social contemporain marqué par l’angoisse inédite d’un univers infini et d’un monde sans limites. Quel est pourtant l’agir que continuent de mettre en œuvre les éducateurs spécialisés ? La transmission de la limite. Et des limites qui sont fondamentalement nécessaires pour bâtirhabiter et penser l’incertitude du monde.

Mireille Cifali, Ethique clinique en formation, in Pratiques d’orientation clinique en travail social, sous la direction de Sébastien Ponnou & Christophe Niewiadomski, L’Harmattan, 2020, p. 225-240.

Entre le soin et l’éducation : des métiers impossibles ? Souffrance psychique et créativité des professionnels de l’enseignement, de l’éducation et du soin psychique, sous la direction de Bernard Pechberty, Philippe Robert et Philippe Chaussecourte, L’Harmattan, 2020.

Cet ouvrage interroge la souffrance psychique et la créativité des professionnels de l’enseignement, de l’éducation et du soin travaillant dans des services et des institutions médico-sociales, dans le contexte français. Ces praticiens accompagnent des préadolescents et des adolescents présentant des diffi cultés scolaires et d’apprentissage, des troubles du comportement ou de la pensée ou des fonctionnements autistiques.

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Le Concert, sur un livret de Daniel Hameline « Les jardins dévastés » et une musique de Nicolas Hafner, avec l’ensemble vocal Ad Limina et le Quatuor ANNESCI

 

est désormais sur Youtube ici.
J’ai le vif plaisir de le partager avec vous.

 

 

Entretien avec Régis Guyon à propos de l’accompagnement, in « L’accompagnement. Nouvel horizon pour la formation », Diversité, n°197, janvier-avril 2020.

L’idée d’accompagner, de l’accompagnement, question émergente depuis quelques années, s’impose comme une référence dans les nouvelles formes à donner aux dispositifs de formation. Cette modalité, et l’ingénierie qu’elle nécessite, se singularise par l’attention particulière portée aux acteurs qui ne sont plus positionnés comme de simples réceptacles d’un discours ex cathedra, mais des acteurs actifs dans le cadre d’un dispositif déterminé avec eux et pour eux. Mais, comme pour tout objet émergeant, on pourra d’abord y voir de nouvelles perspectives en termes de formation, et toutes les raisons de plébisciter les dispositifs d’accompagnement. Il faudra seulement en évaluer les limites tout autant que les dérives possibles.

 

Vous trouverez son sommaire ici

Et l’entretien lui-même ici

Written on janvier 30th, 2020 , publications (mc) récentes Tags: , , ,

Rencontre du Laboratoire LIFE,
du 4 avril prochain,
« Soigner le milieu, actualité et fécondité de la pédagogie institutionnelle »

Consulter le site du Laboratoire LIFE

et le site du Réseau de la Pédagogie Institutionnelle International

Lire la suite »

Conférence « S’engager pour accompagner », le 26 novembre à Bordeaux, invitée par la DAFPEN.

Vous pouvez trouver les deux vidéos de la conférence sur le site de Jean-François Ferbos, ici.

 

 

Written on janvier 13th, 2020 , événements Tags: , ,

Rédigé par Bruno Robbes,

 

vous pouvez lire le compte-rendu de ma conférence donnée à Paris le 23 novembre 2019,
organisée par la FNAREN et la Revue l’ERRE.
Il est paru sur le site des Cahiers pédagogiques.

Vous le trouverez ici.

 

 

Written on janvier 7th, 2020 , événements

A vous qui regarderez cette nouvelle,

il est encore temps de souhaiter
que cette
 année 2020

vous soit favorable
en toute chose que vous espérez,
entre plaisirs des yeux et du coeur.

Written on janvier 7th, 2020 , événements, Non classé

Conférence « L’approche clinique dans les métiers de la relation »,  le 23 novembre à Paris, à la Bourse du travail, 29 Bv du Temple, salle E. Henaff, 14h-16h30 , organisée par la revue l’ERRE et la FNAREN.

Le 23 novembre 2019 à Paris, la revue l’ERRE* et la FNAREN** organisent une rencontre avec Mireille Cifali, professeure d’université honoraire à l’Université de Genève, à l’occasion de la parution éditoriale de son œuvre (S’engager pour accompagner, Valeurs des métiers de la formation, PUF, 2018 ; Préserver un lien. Éthique des métiers de la relation, 2019).

Nous souhaitons mettre à l’honneur cette femme engagée dans la démarche clinique en éducation et à cette occasion, créer les conditions d’une rencontre entre professionnels des « métiers de la relation », pour reprendre le titre d’un ouvrage collectif Les Métiers de la relation malmenées. Répliques cliniques, sous la direction de Mireille Cifali et Thomas Périlleux, L’Harmattan, 2012. 

Nous vous invitons à cette rencontre tout autant que nous vous sollicitons à venir parler de l’approche clinique dans votre champ professionnel. Les différentes interventions nous permettront  de découvrir comment cette démarche est mise en œuvre dans d’autres métiers dans les conditions actuelles des gestions technique et financière.

Avec l’organisation de cet événement, nous avons l’ambition d’initier une rencontre, une discussion autour de l’idée que la démarche clinique est une force de l’accompagnement des enfants, des jeunes, des personnes en difficulté. Nous vous proposons de venir échanger sur les conditions de sa survie dans un contexte où les prescriptions institutionnelles tendent à la proscrire. Grâce à Mireille Cifali et comme elle, nous tenterons de mettre en valeur nos points forts.

Corinne Moy
,
pour la revue l’ERRE

*Revue des rééducateurs de l’Éducation nationale, enseignants spécialisés des aides relationnelles en RASED (réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) et en centres de prévention ou de soin.
** Fédération Nationale des Associations des Rééducateurs de l’Éducation nationale.

Affiche

 

Conférence « Quelle éthique pour les relations professionnelles ? », le 20 novembre, Metz, 19h, Site de Ban-Saint-Martin, 41 avenue de la Liberté 57050 Le Ban-Saint-Martin

Quand il s’agit d’accompagner, de guider, de prendre en charge, de donner assistance, d’accueillir professionnellement, nous avons la responsabilité de prendre soin de la relation qui nous lie à celles et ceux qui nous font face. « Prendre soin », c’est-à-dire accepter les sentiments éprouvés, éviter les dérives toujours probables, œuvrer en sorte que puisse advenir une rencontre qui transforme. De quelle manière nous y prendre ? Comment notre subjectivité y est-elle engagée ? Telles seront les questions abordées.

Le programme Forum IRTS de Lorraine

 

 

 Martine Lani-Bayle (dir.), Mettre l’expérience en mots. Les savoirs narratifs, Chronique sociale, 2019.

Depuis les années 1990, une démarche dite « clinique-dialogique » (Jean Piaget – Edgar Morin) est apparue et s’est développée en Sciences de l’éducation, notamment à l’université de Nantes.

Au fil des enseignements, recherches et travaux de thèse, et malgré leur marginalité, ces orientations se sont avérées productrices de savoirs à partir de la mise en mots de l’expérience. Contribuant à constituer ce que Roland Gori appelle « savoirs narratifs », elles ont peu à peu montré leur intérêt dans différents domaines, allant des situations ordinaires d’apprentissage tout au long de la vie, aux parcours événementiels accidentés voire traumatiques.

Après avoir posé la problématique générale, nous évoquerons ici cinq grandes lignées des chantiers, tant internationaux (Brésil, Pologne, Maroc, Angleterre) qu’interdisciplinaires (de la scolarité à la formation tout au long de la vie ; en santé ; en situations extrêmes ; jusqu’au bout de la vie ; mémoire et transmission), croisant leurs avancées aux réflexions et travaux de spécialistes du domaine.

Cet ouvrage s’adresse ainsi à tout chercheur en Sciences humaines, comme à tout professionnel des « métiers de l’humain » (Mireille Cifali), soucieux de qualité réflexive et de qualité de vie.

Flyer

Evénement

Recensions

Dans le premier numéro de La pensée d’Ailleurs,

Henri Louis Go fait la recension de deux de mes ouvrages, Freud pédagogue ? Psychanalyse et éducation (1982) et Le Lien éducatif : contre-jour psychanalytique (1994, 6ème tirage 2017).
Vous la trouverez aux pages 92-101.

Vous pouvez télécharger le numéro ici.

Written on octobre 24th, 2019 , événements Tags: , , , ,

La pensée d’Ailleurs

est une nouvelle revue en ligne dont le premier numéro est paru en octobre 2019.
Les rédacteurs sont :

Henri Louis GO, LISEC, équipe Normes & valeurs
Xavier RIONDET, LISEC, équipe Normes & valeurs
Bérengère KOLLY, LIS, associée à l’équipe Normes & Valeurs

Vous la trouverez sur le site de LISEC : http://www.lisec-recherche.eu/content/la-pensee-dailleurs-0

 

Written on octobre 24th, 2019 , écritures complices récentes, événements

Concernant la publication de l’ouvrage
Préserver un lien. Valeurs des métiers de la relation, PUF, 2019,

une recension de Elodie Maurot,
dans le Journal La Croix du 10 octobre 2019,
que vous trouverez ici.

Avec une autre, dans la Revue hospitalière de France du 1 septembre 2019,
que vous trouverez ici.

Written on octobre 21st, 2019 , événements Tags: , ,

Mireille Cifali, « Reconnaissance », « éthique », « formation des enseignants », dans Christine Delory (dir.), Vocabulaire des  histoires de vie et de la recherche biographique, Erès, 2019.

Sous la direction de Christine Delory, Vocabulaire des histoires de vie et de la recherche biographique, Erès, 2019.

 

Rédigé par des spécialistes du domaine, ce vocabulaire offre le premier bilan exhaustif des histoires de vie et de la recherche biographique qui constitue un courant encore jeune dans le paysage français des sciences humaines et sociales mais peut se prévaloir d’une tradition déjà ancienne dans les pays anglo-saxons et germaniques.

Dans une interface de l’individuel et du social, la recherche biographique vise à rendre compte de la relation singulière que l’individu, au fil de son expérience, entretient, par son activité biographique, avec le monde historique et social. À travers ces processus de genèse socio-individuelle, elle vise à comprendre les modes de constitution et les formes de l’expérience de l’individu en tant qu’être social singulier, dans leurs dimensions tout à la fois anthropologique et historique, psychique et sociale, politique et éducative. Ce vocabulaire rassemble notions, démarches, pratiques et travaux de la recherche biographique qui se déploient dans des domaines théoriques et cliniques variés.

La couverture
Sommaire

Concert, sur un livret de Daniel Hameline « Les jardins dévastés » et une musique de Nicolas Hafner, dimanche 20 octobre 2019, Eglise Saint-Pierre, à Gaillard, à 17h30.

Affiche

Recensions (suite au 17 octobre 2019)

Concernant la publication de l’ouvrage
S’engager pour accompagner. Valeurs des métiers de la formation, PUF, 2018,

une nouvelle recension de Long Pham Quang
dans la Revue internationale d’éducation de Sèvres, n° 80, 2019,
que vous trouverez ici

Written on octobre 17th, 2019 , événements Tags: , ,

Mireille Cifali, « Le sentiment au risque de l’émotion », in Mireille Cifali, Florence Giust-Desprairies, Thomas Périlleux (dir.), Accueil des affects et des émotions en formation et recherche. Approches cliniques, L’HarmattanColl. Clinique et changement social2019, p. 105-124.

Voir page « Articles 2011-2019« 

Mireille Cifali, Florence Giust-Desprairies, Thomas Périlleux (dir.), Accueil des affects et des émotions en formation et recherche. Approches cliniques, L’Harmattan, 2019, Coll. Clinique et changement social

L’enseignement, l’apprentissage, l’accompagnement sont encore majoritairement une rencontre en présence des corps, avec des émotions de plaisir, d’enthousiasme, d’amour, d’admiration ou d’angoisse, de terreur, de peur, de dégoût, etc. À rebours de l’imaginaire d’une maîtrise de l’humain et de ses passions, les auteurs s’accordent sur l’importance de reconnaître la puissance des émotions et des sentiments, au coeur de la relation aux autres, hors de tout formatage pré-établi. Ils reviennent sur le clivage opéré entre affectif et cognitif, sentiment et pensée pour préserver le nécessaire « travail dans l’intériorité » que leur nouage exige.

Mireille Cifali est professeur honoraire de l’Université de Genève, Florence Giust-Desprairies est professeur émérite à l’Université Paris 7 Denis-Diderot et Thomas Périlleux, professeur à l’Université catholique de Louvain. Ont également participé à cet ouvrage : Sophie Grossmann, Sophie Hamisultane, Dominique Lagase-Vandercammen, Kim Leroy, Christophe Niewiadomski, Antoine Masson, Long Pham Quang, Jacques Rhéaume, Christophe Roiné.

Flyer

Voir page « Ouvrages« 

Ecriture complice récente

Dieudonné Mushipu Mbombo, L’herméneutique et son histoire, Editions du Cerf, 2019.

L’herméneutique comme art et comme théorie interprétative de la compréhension ne devient une théorie de la connaissance qu’à partir de l’exégèse théologique des textes sacrés. Sa forme philosophique se matérialise dans la pensée romantique de Schleiermacher qui voulut fonder une herméneutique générale, et qui sera suivi par Dilthey qui établit que la démarche de compréhension du chercheur en sciences de l’homme, à l’inverse de la démarche explicative en sciences naturelles, doit s’investir dans les manifestations humaines inscrites au sein des processus historiques afin de parvenir à les comprendre de l’intérieur. Les réflexions vont vite évoluer : du projet méthodologique et épistémologique, l’herméneutique ne sera plus seulement générale, elle devient fondamentale et universelle. C’est le chemin suivi par Heidegger et Gadamer. Selon eux, « la compréhension constitue bien plutôt la structure fondamentale de l’existence humaine, ce qui la propulse au centre de la philosophie », comme le dit Gadamer. Ricoeur, par son côté phénoménologique fort, ne s’en éloigne pas, il donne encore plus de place à l’herméneutique en conciliant l’expliquer et le comprendre comme deux facettes d’une seule démarche scientifique. L’herméneutique devient ainsi incontournable et s’impose dans les sciences aussi bien psychologique, sociologique, théologique que juridique, comme ce livre tente de le montrer. La petite histoire de l’herméneutique et ses infiltrations dans toutes ces sciences peuvent désormais intéresser tout chercheur et tout lecteur. C’est ce qu’explique cet ouvrage.

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Mireille Cifali, Préserver un lien. Ethique des métiers de la relation, PUF, 2019.

Dans les métiers de la relation, l’impératif est aujourd’hui à la distanciation. Avec des outils, des procédures et des savoirs appliqués, la relation à un autre pourrait se maîtriser. Il n’y est plus question d’être touché, affecté, alors que le soin, l’éducation, l’enseignement, la formation, l’accompagnement social exigent une proximité ajustée, des paroles adressées, loin des slogans et des seules bonnes intentions.

Une relation professionnelle se travaille, elle oscille, sonne juste, dissone. Mireille Cifali invite à penser la qualité d’une présence qui soutient et affronte, en conservant la couleur des sentiments et la tonalité des mots prononcés. Dans une éthique professionnelle, elle réserve le possible d’une rencontre qui transforme, elle engage à comprendre les attitudes qui font souffrir. Si la transformation des métiers de la relation est inéluctable, demeurent des dimensions auxquelles tenir : celle relationnelle des gestes, celle affective des paroles et des regards, et celle encore intérieure des pensées. Préserver est un mot qui cherche à prendre soin d’une transmission d’humanité.

Flyer

Ecriture complice récente

Former demain, numéro double 50ème anniversaire, Revue Education permanente,
n ° 220-221, septembre-décembre 2019.

Le 27 septembre, une journée est organisée à l’occasion du 50ème anniversaire d’Education permanente.

Dans un contexte de profondes mutations – culturelles, sociales, économiques et juridiques –, anticiper ce que seront demain le paysage et les enjeux de la formation des adultes est plus que jamais un défi. Depuis la multiplication des outils numériques jusqu’à la redéfinition des tâches incombant aux formateurs (et de leur présence même), en passant par la récente loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », la réforme de l’apprentissage, l’éligibilité des formations, la monétarisation du compte personnel, la certification par blocs de compé- tences…, le monde de la formation et de l’éducation tout au long de la vie se transforme. Ces mutations sont appelées à se multiplier, et les défis à relever, pour les professionnels et les chercheurs du domaine, n’en seront que plus nombreux et plus complexes. Lire la suite »

Written on septembre 10th, 2019 , écritures complices récentes Tags: ,

Voir Article 2011-2019

Mireille Cifali, Préserver se conjugue, même au futur, Education permanente « Former demain », septembre-décembre 2019,
n°220-221, pp. 15-23.

Pour réfléchir au futur, l’auteure s’en tient à l’aspect de la formation se fondant sur la rencontre entre un professionnel et des personnes en quête d’un développement, d’une place, d’un savoir. Elle envisage les dimensions vers lesquelles va son inquiétude actuelle : souci de la relation, d’un soi en rapport à un autre tenu comme un sujet ; soin d’une rencontre, d’un accompagnement, d’une temporalité nécessaire pour penser et réfléchir ; maintien d’une sensibilité et d’une qualité. Plutôt que de projeter, elle sauvegarde ce qui aurait à perdurer tout en se transformant. C’est le verbe préserver que l’auteure conjugue. Avec une double question : peut-on prévenir certaines évolutions que l’on juge destructrices d’un humain ? Comment une formation des adultes pourrait-elle apporter sa contribution ?

Evénement

Séminaire ouvert 2019-2020 Le concept d’institution dans les pratiques de l’institutionnel. Psychothérapie, analyse et pédagogies institutionnelles. Fondements, états de lieux, perpective. Université de Cergy-Pontoise.

Possibilité de le suivre en direct : https://endirect.u-cergy.fr

Dans les années soixante, analyses et pédagogies institutionnelles ont fait de l’institution un concept organisateur central, théorique, pratique, praxique des relations humaines et sociales. Mais dès les années cinquante, la psychothérapie institutionnelle s’était déjà emparée du terme.

Sur quelles pensées ces courants se sont-ils appuyés pour fonder le concept d’institution ? Quelles en sont les racines historiques ? Comment chaque courant conçoit-il l’institution (ou les institutions), mais aussi l’implication, les analyseurs, l’instituant, l’institué, l’institutionnalisation, la transversalité, la multiréférentialité ? Qu’est-ce qui, dans l’usage de ces notions ou concepts, réunit et différencie ces courants ? Qu’est-ce qui sert les élaborations et le travail de chacun, est constitutif des « boîtes à outils » pratiques et conceptuelles de chaque courant ? Dans son contexte particulier, comment chacun les utilise-t-il pour penser et agir ?

Pour beaucoup, on assisterait actuellement à un déclin (fragilisation, délégitimation…) des institutions organisatrices du social. On leur préfère parfois le terme d’organisations. Les pratiques de l’institutionnel en sont-elles affectées et en quoi ? Permettent-elles encore de penser les mutations, voire les transformations des organisations contemporaines ? Quelles sont les actualités des pratiques de l’institutionnel sur les terrains des métiers du lien humain (école, éducation, santé, formation, travail social…) ? Quelles questions continuent-elles de soulever et quelles perspectives est-il possible de penser dans un environnement dominé par l’idéologie néo-libérale ? La « création praxique » est-elle encore possible ? Où peut-on la repérer actuellement ?

Se renseigner auprès de Bruno Robbes 

Voir flyer pour les dates et les contenus.

Ecriture complice récente

Long Pham Quang, Ethique des pratiques psychomotrices. Eléments d’une philosophie du corps, L’Harmattan, 2019.

 

Les pratiques psychomotrices mettent en jeu le coprs de la personne et, dans et par le mouvement, le choisissent comme voie d’accès privilégié au psychisme. Bien qu’elles accordent une place toute particulière au corps, son statut ne va pas de soi. Entre être et avoir, sujet et objet, intériorité et extériorité, le corps ne livre rien de son mystère. En misant sur l’unité psychosomatique de la personne incarnée, vivante, les pratiques psychomotrices doivent ainsi renoncer logiquement à en établir un corpus scientifique, sans vie.

Diplômé en philosophie pratique, en sciences de l’éducation et de la formation, psychomotricien, cadre supérieur de santé, Long Pham Quang exerce les fonctions de responsable pédagogique-formateur en établissement hospitalier sur les sujets de la fin de vie, des soins palliatifs, de la psychiatrie, santé mentale, de la démarche interculturelle et de la mort à l’hôpital. Il organise et coanime des groupes d’analyse de pratiques professionnelles de psychomotriciens.

Ecriture complice récente

Florence Guignard, Quelle psychanalyse pour le vingt-et-unième siècle ? Tome 1. Concepts psychanalytiques en mouvement, Les Editions Ithaque, 2016.

Avant-propos par Sparta Castoriadis & Fanny Cohen Harlem. Préface d’Anna Ferruta.

Florence Guignard questionne, au fil de cet ouvrage comprenant deux tomes, la validité des paramètres psychanalytiques pour aborder les formes actuelles de la souffrance psychique. Plus d’un siècle après la parution des Trois Essais sur la théorie sexuelle, le statut et le mode de fonctionnement de la sexualité infantile dans le développement psychique humain et dans sa psychopathologie ne sont pas à l’évidence les mêmes qu’en 1905. Ainsi, selon l’auteur, la théorie psychanalytique ne devrait pas être considérée comme un roc inamovible, mais plutôt comme un ensemble de modèles, dont il importe de remettre en question et de requalifier sans cesse les configurations conceptuelles.Ce premier tome se donne pour tâche de revoir et d’analyser plusieurs concepts majeurs de la métapsychologie, non seulement à l’aune des avancées de la méthode et des modifications de la technique, mais aussi à la lumière des changements anthropologiques et sociologiques survenus depuis la naissance de la discipline. Une telle recherche, profitable au clinicien d’aujourd’hui, se poursuivra dans le second tome par l’étude critique des configurations des transferts, du trauma et des identifications.

En Anglais Psychoanalytic Concepts and Technique in Development. Psychoanalysis, Neuroscience and Physics, Routledge, 2019.

Ecriture complice récente

Anne-Marie Jovenet, avec la participation de Michèle Grzegorski et de Pierre Hédrich, Si on changeait de regard sur l’Alzheimer… Aurait-on moins peur ?, Imprimeur : Daubour à Solesmes (Nord)

Alzheimer fait peur… Comment traitons-nous nos peurs ? En faisant de l’humour, en donnant de « bons conseils » aux autres pour nous rassurer nous-même. Mais la peur ne disparaît pas. Elle est enfouie et resurgit à l’improviste.

D’où vient Alzheimer ? L’analyse montre que dans des milieux sociaux et professionnels différents, une constante existe : des événements douloureux à vivre sans jamais en parler : « faire face » en « faisant le silence sur soi ! »

Un jour un diagnostic est posé :

  • Et le regard se fait inquiet : fais attention !
  • Et le commentaire tombe : il a oublié.
  • Et l’impossible connexion s’installe.
  • Et la culpabilité envahit : si je n’avais pas…

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Ecriture complice récente

Olivier Maulini, Eduquer entre engagement et lucidité, ESF, 2019.

Les enseignants sont fragilisés. Face à l’ampleur des mutations sociales et des défis à surmonter, ils se voient souvent comme de simples exécutants à qui l’on demanderait de vider l’océan avec une petite cuillère. La lucidité, alors, pourrait les amener au bord du découragement, quand ce n’est pas de la dépression. L’ouvrage d’Olivier Maulini veut montrer que, précisément, on peut, tout à la fois, être lucide pour ne pas s’en laisser conter… et être quand même engagé dans un métier où rien de ce qui se fait et se dit au quotidien n’est insignifiant ; où l’émancipation peut advenir et contribuer à changer le monde. Avec beaucoup de finesse et en s’attachant aux questions vives du métier, en s’appuyant sur de nombreuses situations vécues, ce livre est bien plus qu’un manuel de survie : c’est un véritable bol d’oxygène pour que les enseignants, en rejetant aussi bien la naïveté que le fatalisme, se vivent comme des acteurs sociaux construisant l’avenir du commun.

Olivier Maulini est professeur associé à l’université de Genève dans le domaine de l’analyse du métier d’enseignant. Il est responsable du Laboratoire de recherche Innovation-Formation-Education (LIFE) et intervient dans la formation des professionnels de l’éducation. Ses recherches portent sur les pratiques pédagogiques et les institutions scolaires, le travail, le métier et la formation des enseignants, les rapports entre savoirs, école et société.

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Ecriture complice récente

Eric Walther, Esquisses pour une éthique professionnelle, Editions Ouverture, 2019, 2 volumes.

Les textes proposés ont été écrits par un formateur intéressé par les questions d’éthique. Récits d’expériences et lectures sont en constant dialogue dans ces deux volumes. Le mot «esquisses» retenu pour le titre souligne que le travail dans ce domaine n’est pas et ne sera jamais achevé, que des questions demeurent encore dans l’attente d’une réponse. Au fil des pages pourtant une direction est proposée, des pistes sont suggérées, une éthique professionnelle se dessine peu à peu.

Au coeur de la promesse, Volume 1 

En éthique, un sujet est appelé à naître. Personne ne peut forcer, obliger. La contrainte c’est la loi et s’il y a désobéissance, il y a sanction. En éthique, il n’y a pas de sanction. Il y a le désir de transmettre, par ce que l’on sait et ce que l’on est, le goût d’apprendre, le goût de partir à la conquête d’une plus grande liberté et le goût de vivre!
Un livre de 184 pages au format 11×16.2 cm

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Photos, série

Je publie, en ce jour du 30 juillet 2019, dix-huit images prises sur la grande place de Tirana et près du théâtre pour enfants.

Mon regard en noir et blanc d’une certaine insouciance d’enfance, peut-être à retrouver en ce temps de vieillesse.

 Vous pouvez les regarder sur cette page « Séries d’images »

Written on juillet 30th, 2019 , événements Tags: , , ,

Les images,
qui se trouvent à la fin d’une page, sont renouvelées en ce jour du 28 juillet 2019.

Elles le seront une fois par année.

 

 

Vous les trouverez dans les pages suivantes :

Biographie – Thèmes – Ouvrages – Articles (1976-1979) – Productions complices – Conférences – Cours 
Archives sonores – Poésie – Romans – Essais – Musique – Contact

Pour consulter toutes les photos à la fois,
vous pouvez vous rendre sur cette page

 

Written on juillet 28th, 2019 , événements Tags: , , , ,
Cette conférence a eu lieu le 7 mars 2019 dans le cadre des « Entrevues »
organisées par le Laboratoire LIFE, Section des sciences de l’éducation,
Université de Genève.

Vous pouvez l’écouter en allant à cette adresse :
https://www.unige.ch/fapse/life/debats/entrevues/

Bonne suite.

 

Rappel de la Conférence
Rencontre avec Mireille Cifali
Entrevue organisée par le laboratoire LIFE

Jeudi 7 mars 2019, 18h15-20h00
Université de Genève, bâtiment d’Uni Mail, 40 Bd du Pont-d’Arve, CH-1205 Genève, s. R060

Entrée libre

 

La bienveillance est souvent associée aux métiers de la relation et de la formation : enseigner, éduquer, accompagner. Est-ce une vertu ? Une qualité acquise une fois pour toute ? Un fondement nécessaire pour accomplir notre métier ? Si on peut tenir la bienveillance, la compassion, la sollicitude comme précieuses, il est intéressant de considérer quand et où elles peuvent venir à disparaître.

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Written on février 27th, 2019 , événements Tags: , , , , ,

Mireille Cifali "Une carrière consacrée aux métiers de l'humain". Site propulsé par WordPress avec le Theme Adventure par Eric Schwarz
adapté par Gérard Jean-Montcler
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Mireille Cifali

Une carrière universitaire consacrée aux métiers de l'humain