Né du sentiment d’urgence qu’il faut au plus vite nous « désintoxiquer » de la note à l’école, ce livre entend relever un triple défi : convaincre les citoyens des méfaits sur l’éducation d’une estimation chiffrée, outil de sélection ; décrire des alternatives non chiffrées en matière d’évaluation ; s’interroger sur comment éduquer et évaluer sans exclure. Soit « dé-chiffrer l’humain ».
Aujourd’hui, comment enseigner et éduquer dans une société par essence changeante et fragile, comment rester ouvert à la modernité et y résister ? L’auteure insiste ici sur la complexité et l’ampleur de la tâche éducative et enseignante, sur la vulnérabilité de l’enfant aux prises avec le savoir et elle réaffirme combien la société civile a le devoir de soutenir ses enseignants et de les reconnaître dans l’exercice de leur profession.
Formation, Analyse de pratiques professionnelles et démarches d’accompagnement par Maela Paul et Patrick Robo.
J’ai le plaisir de vous annoncer ce stage de formation.
Il reste quelques places.
Il aura lieu à Narbonne du 19 au 22 octobre. L’inscription est encore ouverte.
Vous trouverez ici les principaux renseignements.
patrick.robo@laposte.net
et maela.paul@outlook.com
Mireille Cifali, Apprendre, une source d’angoisse et passion, Cahiers pédagogiques n°522 « Tous compétents en français », juin 2015. Entretien avec Nicole Priou.
La vie des sociétés, des groupes et des individus ne se déroule pas selon une trajectoire linéaire et continue. Des ruptures, des changements interviennent soudainement, modifiant le cours de l’histoire et son sens. Ce numéro est consacré à ces expériences qui font événement, c’est-à-dire qui ne se constituent comme telles que par le choc émotionnel produit par sa soudaineté et son étrangeté. Entre une conception idéaliste de l’événement comme un « miracle », surgi, révélateur d’une vérité nouvelle, à la fois singulière et universelle et une conception tragique qui voit dans l’événement sa propriété désorganisatrice et traumatique, résultat d’une sorte de collapsus entre réalité psychique et réalité sociale, comment se saisir de ce qui nous saisit et déborde toute intelligibilité, bouleversant nos schèmes de pensée ? Historiens, philosophes, sociologues, économistes, psychosociologues ou psychanalystes, chercheurs et praticiens, dont les travaux sont orientés vers l’analyse de la société contemporaine, ou qui accompagnent les individus et les groupes en crise analysent ces processus critiques qui déchirent la société mais aussi la renouvellent.
Le projet « Voix de l’Université » contribue à préserver le patrimoine intellectuel de l’Université de Genève en mettant à disposition de la communauté scientifique et du public les témoignages de personnalités de notre institution.
Sous forme de séquences vidéos d’environ 60 minutes, ces entretiens réalisés avec des professeurs ayant récemment quitté l’Université jettent un éclairage inédit sur leur parcours scientifique et les évolutions sociales, pédagogiques et institutionnelles qui les ont marqués.
Au-delà des inscriptions disciplinaires, des choix théoriques et des types de situations étudiées, les neuf chapitres qui composent cet ouvrage nous invitent à appréhender conjointement le vécu du soignant et celui du soigné à travers une approche par l’activité du sujet en situation d’action. La notion d’«activité», tour à tour mobilisée pour décrire le vécu et les apprentissages des professionnels du soin, puis de ceux qui en sont les destinataires permet d’opérer un déplacement de pensée vis-à-vis des catégories naturelles à travers lesquelles on appréhende habituellement la santé, la maladie et donc l’éducation thérapeutique.
Les recherches présentées dans cet ouvrage apportent un regard nouveau sur l’acte de soin ou d’accompagnement, et plus largement sur la formation des adultes. Il s’agit de proposer aux lecteurs quelques voies d’accès à l’activité réelle des sujets quitte, pour cela, à mobiliser de nouvelles grilles de lecture et des méthodes originales pour rendre compte des situations de travail ainsi que des apprentissages potentiels qui en découlent.
« La clinique psychanalytique contemporaine est en partie tributaire des mutations profondes survenues dans le cadre social et culturel des sociétés hypermodernes. Nous vivons des crises complexes dont nous ne connaissons pas ou peu l’envergure, les enjeux et les voies de dépassement.
Nous sommes dépositaires d’héritages collectifs impensés, de souffrances psychiques innommables dont une des sources se trouve dans les grandes mutations des cultures, des techniques, de l’économie et des sociétés, dans les violences meurtrières perpétrées au cours des guerres et des génocides du siècle dernier. Les socles de la vie psychique en sont ébranlés, tout comme les liens sans lesquels nous ne pouvons pas constituer notre subjectivité. Dans ces crises multipolaires, nous nous découvrons à la fois sujets de la culture et sujets de l’inconscient.
A quelles sources se rêve aujourd’hui notre monde commun ? De quels imaginaires sommes-nous les contemporains ? Le livre présente une réflexion sur l’imaginaire et sur ses expressions sociales dans la société actuelle. Cette réflexion prend pour référence centrale la conception de Cornélius Castoriadis qui fait de l’imaginaire un élément inaugural, irréductible, au centre de la construction sociale-historique et de la psyché, comme création à l’œuvre dans la société et l’histoire. Il s’agit, dans cet ouvrage, d’une analyse des processus et des contenus qui attestent de la manière dont la collectivité crée des imaginaires sociaux qui à la fois se nourrissent des problématiques subjectives et contribuent à les façonner.
Catherine Tourette, L’éducation thérapeutique du patient. La maladie comme occasion d’apprentissage, Bruxelles, De Boeck, 2015.
Cet ouvrage porte un regard nouveau sur les malades chroniques et l’éducation thérapeutique du patient. En posant la maladie comme une occasion d’apprentissage et de redéploiement personnel, l’ouvrage définit les activités qu’un malade chronique doit déployer pour se maintenir en santé et en vie. L’auteure décrit les compétences qu’un être humain déploie tout au long de la trajectoire de la maladie et de ses soins. En conséquence l’éducation thérapeutique proposée dans cet ouvrage s’inspire des courants les plus innovants de la formation des adultes et l’auteur consacre la quatrième partie de l’ouvrage à des propositions pour faire évoluer les conceptions traditionnelles de l’éducation thérapeutique.
Le monde de la formation recourt de plus en plus à l’analyse des pratiques. Elle est même inscrite dans les instructions et décrets officiels. On la retrouve dans la plupart des plans de formation des métiers de l’humain, avec des horaires appropriés, parfois conséquents.
Mais les étudiants, les enseignants et les formateurs ne savent pas toujours à quel dispositif se vouer. Ces derniers n’ont souvent pas été formés eux-mêmes à cette pratique. Ils choisissent bien souvent la ou les méthodes qu’ils connaissent en délaissant d’autres techniques. Entre une analyse clinique à dominante psychanalytique et une méthode psycho-sociale ou puisée dans le cadre de la didactique professionnelle, le choix n’est pas toujours fondé sur des évaluations issues du travail réel.
Charles Baudouin, Un pays et des hommes. Carnet de route (1915-1919). Edition établie par Martine Ruchat, Antoinette Blum, Doris Jakubec, Lausanne, Editions L’Age d’Homme, 2014.
Un pays et des hommes 1915-1919 est l’extrait de l’important Carnet de route de Charles Baudouin (1893-1963) qui couvre les années 1910 à 1963. Le jeune philosophe nancéen arrive à Genève à 22 ans, en octobre 1915, pour enseigner à l’Institut J.-J. Rousseau. École des sciences de l’éducation. Devenu psychanalyste, il fonde en 1924 l’Institut de psychagogie et publie de nombreux ouvrages de psychologie (souvent réédités). Connu aujourd’hui comme un précurseur de la multi-thérapie, il l’est moins comme écrivain et poète malgré la publication de son vivant de romans et de poésies. L’édition d’une partie du manuscrit Un pays et des hommes récrit en 1929, puis en 1942 et en 1952, dévoile un processus d’écriture, mais aussi une réalité à chaque fois retrouvée, complétée, analysée au fil du temps : celle des années de guerre vécues depuis Genève et en parcourant la Suisse. Un précieux témoignage sur le contexte culturel et politique en temps de guerre, sur les personnalités souvent réfugiées ou pacifistes, telles que Romain Rolland et Stefan Zweig, qui ont marqué l’histoire locale d’un pays traversé par des tensions partisanes, mais aussi des espoirs d’un monde pacifié dont Genève sera le symbole.
Trois auteures complètent par trois études, historique, sociale et littéraire, ce document passionnant et jusque-là inédit.
Vous pourrez visionner l’entier de ce colloque ici.
Pour ma conférence « Au seuil : l’invention d’un entre-deux lieux », elle se situe à 3 heures 15 du début.
Le 4 décembre prochain à 20h,
Pierre Dominicé et moi-même entameront un dialogue à ce propos,
à La Société de Lecture, Grand’rue 11, à Genève (entrée 20.-frs).
En voici l’argument : Le spirituel qui concerne notre manière d’être et le sens que nous pouvons construire à partir de nos expériences de vie est une donnée autant centrale qu’insaisissable de l’existence. Comment cette dimension se vit-elle et évolue-t-elle dans une époque caractérisée à la fois par la rupture avec les formes institutionnelles de la spiritualité et une tendance au matérialisme ainsi qu’à une codification des relations humaines ?
Nous serions heureux de vous y rencontrer (flyer).
L’événement est organisé par l’ Association Kanaloa, Cultures et Spiritualité.
Dieudonné Mushipu Mbombo, Le récit du pèlerin de Saint Ignace de Loyola et son rôle formatif dans l’accompagnement spirituel. L’apport des sciences humaines par l’herméneutique classique et la psychologie culturelle dans la lecture pastorale d’un tel récit,Fribourg, Academic Press Fribourg, 2014.
Cet ouvrage m’a été dédicacé. Que l’auteur en soit vivement remercié.
A l’heure actuelle où l’homme moderne semble très avancé en matière de sécurité personnelle et communautaire, on le voit plus fragile que jamais. Il a besoin de soutien. Les cabinets de psychologie et les demandes d’aide se multiplient. Plusieurs expressions apparaissent aujourd’hui: coaching, tutorat, monitorat, consulting… mais aussi accompagnement. L’homme en recherche de sens a besoin d’être accompagné au niveau spirituel. Il revient également à l’Eglise d’accomplir cette tâche en aidant la personne humaine dans la construction de son identité personnelle et en lui permettant de découvrir la présence d’un Dieu qui engendre à la vie dans son histoire, afin de parvenir ainsi à une prise de conscience que « tout homme est une histoire sacrée ».
Sur demande, je peux envoyer un tiré à part électronique.
Derrière la rupture entre Jung et Freud en 1913, il y a la présence de Théodore Flournoy. Entre Jung et Flournoy, des intérêts communs pour l’occulte, l’imagination créatrice, le religieux. Entre Jung et Freud, la dementia praecox et la paranoïa. L’article trace quelques correspondances entre ces trois hommes et les événements auxquels ils ont été mêlés.
Mots-clés : Carl Gustav Jung, Théodore Flournoy, Sigmund Freud, dementia praecox, le religieux, l’imagination créatrice, le pouvoir de guérison.
Sur demande, je peux envoyer un tiré à part électronique.
L’article revient sur la publication de la Traumdeutung de Sigmund Freud en 1900, et les travaux de Théodore Flournoy à Genève qui développe à la même époque un intérêt pour les rêves. Y sont évoqués les liens de Freud à Flournoy, et la place de la Suisse romande dans la réception de la psychanalyse.
Mots-clés : Sigmund Freud, Traumdeutung, Théodore Flournoy Des Indes à la planète Mars, le rêve, l’occulte, les débuts de la psychanalyse en Suisse romande.
Les Suisses font partie des tout premiers pionniers de la psychanalyse. Leur participation au mouvement psychanalytique a été, et reste, riche et féconde.
L’auteure découvre une « langue de l’étonnement » chez des artistes, des scientifiques et des thérapeutes, pour saisir ensuite comment on y recourt dans l’éducation et la formation, l’étonnement risquant d’y faire slogan et de se vider de son essentiel. Quel formateur est-il étonnant et d’où surgit une telle attitude professionnelle ? L’étonnement s’apprend-il et comment en vient-il à disparaître dans un « rien n’étonne » ? De telles questions sont soulevées, mêlant enjeux psychiques et sociaux.
J’ai le plaisir d’annoncer la parution du numéro 200 de la revue Education permanente » S’étonner pour apprendre ».
L’étonnement se situe au cœur du processus de construction de l’expérience et de formation du sujet tout au long de sa vie. En tant qu’initiateur de l’activité réflexive, c’est à travers lui que l’acteur éprouve les limites de ses connaissances et s’engage dans une démarche d’acquisition de nouveaux savoirs et de transformation de soi.
Rachel Campini, Le cancer et la vie. Journal d’une année, L’Harmattan, Collection Récit de vie, 2013.
« Il y a des moments dans la vie où il faut se lancer, ne plus hésiter et y aller… Je sens que c’est le moment d’écrire. Je ne peux plus reculer, je dois écrire et mettre ma vie en mots. Pourquoi ? tout simplement parque j’ai un cancer…Encore ! » Ce qui était une épreuve s’est transformé en aventure. Une année de traitement, mais surtout une année de vie et une plongée dans ce qui rend chaque histoire à la fois si personnelle et en même temps si commune. Avoir un cancer et lutter pour guérir…
Anne-Marie Jovenet, Enfance en souffrance… élève difficile. Dialogue entre psychanalyse et pédagogie Freinet, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaire du Septentrion, 2014.
« La rencontre des mal-aimés ». Par ces premiers mots de la préface, Yves Reuter introduit le lecteur à une rencontre à laquelle est souvent confronté l’enseignant sans le vouloir. Que peut-il faire pour cet élève en qui il sent un enfant en souffrance parce que mal-aimé ?
Cet enfant devient-il un élève en difficulté – d’apprentissage ou de comportement – un élève pour qui il est difficile d’entrer dans les relations sociales, un élève qui rend la tâche de l’enseignant, difficile ? Est-il cela ? N’est-il que cela ?
Résumé de l’éditeur. Les éducateurs sociaux qui interviennent auprès de jeunes placés en foyer doivent naviguer entre des normes éducatives préconstruites et l’imprévisibilité inhérente à leur l’activité. Le quotidien, dans ses moments fantasques, place le professionnel à un degré élevé de complexité de l’agir. Prendre le risque que quelque chose puisse advenir, là où rien n’est attendu, se révèle comme axe fondateur de la pratique, là où précisément le geste spécialisé se perçoit difficilement. La part sensible de l’acte se penche sur cet agir professionnel et illustre comment les praticiens parviennent à relever ce défi.
Mireille Cifali, « Avoir de l’autorité » ? Se délester et construire, in Bruno Robbes, L’autorité éducative. La construire et l’exercer.SCEREN-CRAP-CAHIERS PEDAGOGIQUES, COL. « REPERES POUR AGIR », 2013, p. 44-49.
Bruno Robbes, L’autorité éducative. La construire et l’exercer.SCEREN-CRAP-CAHIERS PEDAGOGIQUES, COL. « REPERES POUR AGIR », 2013.
Un ouvrage en partenariat avec les Cahiers pédagogiques qui ouvre de nombreuses pistes pratiques pour exercer vraiment une « autorité éducative » en collège et lycée. Des témoignages, des exemples, y compris à l’étranger. Et une solide et indispensable réflexion sur ce qu’est ou doit être l’autorité. Pour l’auteur et les différents contributeurs du livre, l’autorité n’est pas innée, elle ne relève pas du charisme, elle s’élabore au jour le jour et reste, de façon permanente, « en construction ». Une orientation générale qui va à contrecourant d’un certain esprit ambiant en quête d’une restauration de l’autorité d’hier pensée comme l’attribut quasi sacré de ceux qui la possèdent.
Martine Boncourt, L’autorité à l’école, mode d’emploi, ESF, 2013.
Résumé de l’éditeur. La question de l’autorité est une préoccupation de tous les moments de la vie d’enseignant, notamment en début de carrière où la question se pose de la façon la plus aiguë. C’est pourquoi cet ouvrage s’adresse principalement à ceux qui entrent dans le métier. Il concerne également ceux qui rencontrent des difficultés passagères ou récurrentes à mener à bien leur tâche éducative par défaut d’autorité.
Dans ce manuel, le professeur des écoles trouvera de nombreux conseils ainsi que de multiples anecdotes et histoires vraies, illustrant les situations évoquées.
Socrate dans la cité, films de Frédérique Landoeuer
Si vous souhaitez comprendre par quels chemins des élèves en grande difficulté peuvent renouer avec la pensée dans une classe relais, je vous recommande de visionner les 4 films de Frédérique Landoeuer, ainsi que les entretiens réalisés avec Serge Boimare, Albert Jacquard, Jean-Pierre Lebrun, Philippe Meirieu, Jacques Pain, Sébastien Pesce et Michel Tozzi.
Toute idée nouvelle, surtout si elle est accompagnée de pratiques sociales inédites, suscite à la fois de l’intérêt et de la méfiance. L’accompagnement érotique des personnes vivant avec un handicap ne fait manifestement pas exception.
Le 9 et 10 novembre prochain, l’école de La Neuville fête ces quarante ans de pratiques pédagogiques, inspirées de la pensée de Françoise Dolto et de la pédagogie institutionnelle. J’y ferai une conférence. Programme.
« Clinique du négatif : enseignement et formation en tensions »
J’ai le plaisir de vous signaler la parution des Cahiers de psychologie clinique n°41 dans lequel se trouve un dossier intitulé « Clinique du négatif : enseignement et formation en tensions » que nous avons coordonné Thomas Périlleux et moi-même.
Depuis 1957, chaque semaine, le Club 44 vous propose des conférences sur des thèmes très variés, vous offrant le privilège de dialoguer avec des interlocuteurs renommés ou émergents, mais toujours passionnants : philosophes ou aventuriers, médecins ou politiciens, industriels ou artistes, sportifs ou écrivains. Bref, le Club 44 initie et stimule l’échange avec tous les acteurs de notre société, pour un véritable « tête-à-têtes avec le monde », ceci dans un contexte apolitique et areligieux.
Depuis le 24 octobre 2013, Le Club 44 a mis en ligne ses archives sonores : 250 bandes magnétiques et 1690 cassettes audio.
Vous y trouverez en particulier les conférences de
Arthur Adamov, Jean-Philippe Assal, Paul Audi, Jean-François Billeter, André Comte-Sponville,
Jean-C. Filloux, Anne-Lise Grobéty, Michel Hanus, Serge Lebovici, Gilles Lipovetsky, Ella Maillart,
Philippe Meirieu, Jean-Claude Métraux, Yves Michaud, Edgar Morin, Laurent Pauli, Michelle Perrot,
Jean Piaget, Jean-Paul Sartre, Raymond de Saussure, Michel Serres, Jean Starobinski, Serge Tisseron,
Tzvetan Todorov, Jean-Pierre Vernant
Vous y trouverez une conférence de ma part « L’éducation est-elle possible ? » en 1987 ainsi qu’une participation à un colloque : « L’enfant est le père de l’homme » en 1993 : Mireille Cifali-Lecoultre. Se reporter également sur ce site à la page consacrée à mes
Sylvie Frigon et Claire Jenny, Chairs incarcérées. Une exploration de la danse en prison, Editions du remue-ménage, 2009.
Ce livre est né de la rencontre de deux univers, deux parcours: la criminologue Sylvie Frigon s’intéresse depuis plusieurs années à la condition des femmes en prison, et s’est tournée plus récemment sur les possibilités d’expression qui leur sont offertes, notamment par la danse.Avec la compagnie Point Virgule, la chorégraphe française Claire Jenny a mené des projets de création chorégraphique auprès de divers publics; depuis 15 ans, elle crée des spectacles qui mêlent des détenues et des danseurs professionnels.
Je recommande particulièrement les articles d’Antoine Masson à propos du « moment adolescent » que je viens récemment de lire.
Vous les trouverez sur Cairn :
Comment diminuer la violence à l’école ? Ce livre apporte des réponses concrètes, que ce soit par rapport aux comportements entre adultes ou avec les enfants, à la résolution des conflits ou à la gestion de groupes.
Le numéro 195 d’Education permanente« Apprendre du malade » vient d’être publié. Il y contient un article que j’ai rédigé « Soins de la relation » et un entretien avec Jean-Philippe Assal et Anne Lacroix.
Florence Giust-Desprairies, Le métier d’AMP. Construction d’une identité professionnelle, Paris, Dunod, 2013.
Cet ouvrage prend son origine dans une recherche clinique menée avec des aides médico-psychologiques qui interviennent auprès de personnes polyhandicapées dans diverses organisations au sein de l’institution Handas.
Interroger l’organisation avec les concepts psychanalytiques n’est pas une chose aisée. Lorsqu’il s’agit de comprendre l’implication de l’inconscient dans les actions de décisions, les processus, voire dans le déterminisme organisationnel au sens large, il est difficile de trouver une réponse. Comment voir l’organisation à l’échelle du savoir analytique ?
Le projet de concilier la posture clinique et la recherche sociologique est facteur de tensions et de créativité. La clinique conduit à s’approcher au plus près du vécu, des affects, des émotions et de la subjectivité. La recherche conduit à la distanciation, la neutralité, la rationalisation et l’objectivité. Dans cet entre-deux, le chercheur clinicien construit des passerelles pour relier le registre de la vie concrète et le registre de l’abstraction conceptuelle.
Qu’est-ce qu’une éducation suffisamment bonne? Famille, école, société… apportent chacune leur pierre à l’édifice éducatif. Mais quelle est leur part respective? Et comment s’articulent transmission familiale et acquisitions scolaires ou sociales? Apprendre, savoir, transmettre sont les trois thèmes au cœur de cet ouvrage.
C’est parce que la réalité se présente comme complexe et changeante que les auteurs de ce livre se sont engagés dans des méthodes de recherche originales. Le qualificatif « clinique » s’est imposé pour qualifier et approfondir la démarche : il s’agit d’approcher des cas individuels, des situations et des processus singuliers saisis dans leurs histoires et leur complexité.
Des chercheurs en sciences humaines et sociales ont voulu réfléchir à ce que » l’éthique » signifie dans leurs propres pratiques. Ils ont montré en quoi ils s’impliquent, comment ils (re)pensent la scientificité à la lumière de l’éthique, quels principes ils pouvaient dégager, quelles valeurs sous-jacentes expliciter. Chacun a choisi son mode de présentation : fiction cinématographique, récit, analyse, entretien, références à des auteurs, réflexion théorique…
« S’ouvrir à la parole entre enseignants »;
« Un point de vue de psycho-pédagogue sur l’évaluation »;
« Ton échec m’intéresse »;
« De voir à entendre ou les faits de parole en rééducation »;
« Sujet et analyse de la pratique professionnelle en formation initiale ».
Il y en aura d’autres dans les semaines et mois qui viennent.
Je vous les recommande.
Yves de la Monneraye est l’auteur de La parole rééducatrice. La relation d’aide à l’enfant en difficulté, Dunod, 2005.
Bernard André, S’investir dans son travail : les enjeux de l’activité enseignante, Peter Lang, 2013.
L’activité de l’enseignant mobilise de manière importante sa personne, son histoire, ses affects. La notion d’investissement subjectif permet de rendre compte de ces aspects, en se focalisant sur les interactions de la subjectivité de l’enseignant avec son environnement de travail et ses activités. Cet ouvrage se fonde sur une étude clinique de seize entretiens d’auto confrontation, lors desquels les enseignants ont commenté les traces de leur activité préalablement enregistrée sous forme vidéo.
Claudine Blanchard-Laville, Au risque d’enseigner, Presses Universitaires de France, 2013.
À la suite de son ouvrage Les enseignants entre plaisir et souffrance, Claudine Blanchard-Laville nous plonge ici dans des situations de classe « ordinaires » rendues « extraordinaires » par les élaborations que les enseignants ont conduites en groupe d’analyse clinique de leur pratique.
Mireille Cifali et Françis Imbert, Freud und die Pädagogik, Mit Texten von Sigmund Freud, August Aichhorn und Hans Zulliger, Frankfurt, Brandes et Apsel, 2013, 192 p. (traduction de Beat Manz).
Traduction en allemand de l’ouvrage Freud et la pédagogie, Presses Universitaires de France, Paris, 1998.
Die Frage nach dem Einfluss des sozialen Milieus, des pädagogischen Umfeldes und der Autoritätspersonen auf die kindliche Psyche ist aktueller denn je. Cifali und Imbert diskutieren den Stand der psychoanalytischen Pädagogik und ergänzen den Band mit ausgewählten Texten von Sigmund Freud, August Aichhorn und Hans Zulliger.
Nadine Fink et Nora Natchkova (éds), Histoires vives d’une Faculté, Lausanne, Antipodes, 2012.
Entretien avec Mireille Cifali Bega, p.189-195.
Cet ouvrage est une histoire plurielle d’un milieu professionnel particulier: une faculté de l’Université de Genève. Trente-trois récits édités d’acteurs et d’actrices de la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation tissent un portrait, des années 1960 à nos jours, à la fois collectif et personnel, intellectuel et institutionnel de leurs parcours.